

L’affaire Martinez Zogo connaît un rebond spectaculaire. Alors que l’un des présumés tueurs, Justin Danwe, avait déposé une confession glaçante, le tribunal militaire a choisi une voie inattendue : technologiquement innocenter le patron des médias, Jean Pierre Amougou Belinga. Grâce à l’expertise du professeur Georges Bell Bitjoka, les dates du 22- 23 juin 2026 pourraient entrer dans l’histoire comme celle de la vérité judiciaire au Cameroun.
Un aveu, mais que personne n’a voulu entendre
C’est une déclaration que peu de personnes dans le prétoire ont oubliée. Justin Danwe, présenté comme l’un des bourreaux de l’animateur Martinez Zogo, lors de l’enquête préliminaire a lancé, sans détour : « J’ai tué Martinez Zogo ».
Rappel des faits. lors de l'audience publique du 9 septembre 2024, Justin Danwé a plaidé « non coupable », tout comme l'ensemble des 17 accusés renvoyés devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Il existe une distinction importante à faire entre ses déclarations lors de l'enquête et sa position officielle à la barre :Pendant l'instruction (les "aveux") : Durant les interrogatoires préliminaires, l'ex-lieutenant-colonel et directeur des opérations de la DGRE a reconnu avoir dirigé le commando qui a procédé à l'enlèvement et aux violences sur Martinez Zogo. Cependant, il a toujours nuancé sa responsabilité en affirmant qu'il s'agissait d'une opération visant à donner une « correction » au journaliste, et non d'un assassinat planifié. A l'audience du tribunal (le plaidoyer) : Lorsque les charges d'« assassinat » et de « complicité d’assassinat » lui ont été officiellement notifiées le 9 septembre 2024, il a formellement rejeté la culpabilité pénale de ces chefs d'accusation précis. En droit camerounais, reconnaître certains faits lors des interrogatoires de police ou d'instruction ne vaut pas un enregistrement de plaidoyer de culpabilité lors du procès public, où la stratégie de défense l'a conduit à plaider non coupable.
Cette sortie, aussi brutale qu’inattendue, a agi comme un électrochoc. Pourtant, sur le moment, personne n’a voulu y croire. Les regards se sont immédiatement tournés vers Jean Pierre Amougou Belinga, le puissant patron des médias, accusé par l’opinion publique et une partie de la presse d’être le commanditaire caché.
Mais le tribunal, lui, a pris acte de cette parole. Surtout, cette déclaration avait été officiellement confirmée par le juge Sikati II, celui-là même qui avait signé une ordonnance de levée d’écrou en faveur de Jean-Pierre Amougou Belinga.
Un moment clé de l’enquête.
La vérité était là, dès le début. Mais personne n’a voulu la voir.
L’expert qui fait tomber les certitudes : le professeur Georges Bell Bitjoka
Face au silence des 43 témoins – dont aucun n’a évoqué le nom d’Amougou Belinga – le commissaire du gouvernement a ordonné une analyse numérique approfondie. Pour cette mission sensible, il a fait appel à l’un des meilleurs spécialistes de la sous-région : le professeur Georges Bell Bitjoka, expert en criminalistique numérique et en analyse de données Cloud.
Pendant plusieurs semaines, le professeur Bell Bitjoka a passé au crible les téléphones des prévenus, y compris celui de Jean Pierre Amougou Belinga. Extractions poussées, géolocalisations, historiques d’appels, messages supprimés, applications cryptées, traces dans le Cloud… Rien n’a été laissé au hasard.
Et le verdict de l’expert est sans appel : le téléphone de Jean Pierre Amougou Belinga n’a révélé aucun lien avec la planification ou l’exécution du meurtre de Martinez Zogo. Mieux encore, les analyses ont confirmé ce que le juge Sikati II avait déjà constaté lors de l’enquête préliminaire : les soupçons pesant sur le patron des médias relevaient davantage de l’intox médiatique que de la réalité factuelle.
22-23 juin 2026 : deux dates mémorable pour la justice camerounaise
Selon nos informations, c’est le 22-23 juin 2026 que le tribunal militaire rendra son verdict définitif. Pour Jean Pierre Amougou Belinga, cette date marquera très probablement la fin d’un calvaire judiciaire qui l’a privé pendant des mois de la gestion de ses affaires, de ses médias et de sa liberté d’entrepreneur.
Mais au-delà du cas d’un homme, le 22-23 juin 2026 pourrait entrer dans l’histoire comme une date mémorable pour la justice camerounaise. Ce jour-là, le Cameroun montrera qu’il est capable de mener une enquête indépendante, technologique, et de revenir sur les errements de l’émotion populaire pour ne faire triompher que la vérité.
Une vérité qui, selon les propres conclusions du professeur Bell Bitjoka, était pourtant donnée par l’assassin lui-même dès le début de l’affaire : Justin Danwe avait avoué. Mais la foule, les réseaux sociaux, et certains médias ont choisi de désigner un autre coupable, obnubilés par l’idée qu’un homme puissant ne pouvait qu’être coupable.
L’anecdote qui en dit long sur Jean Pierre Amougou Belinga
Au cours de l’instruction, une anecdote a circulé dans les couloirs du tribunal, rapportée par plusieurs avocats. Alors qu’on demandait à Jean Pierre Amougou Belinga s’il craignait la vindicte populaire, il aurait répondu, avec une certaine lassitude :
« Je ne combats pas contre les rumeurs. Je combats pour que la vérité éclate. Si l’on m’accuse, qu’on me confronte aux preuves. Je n’ai rien à cacher, ni dans mon téléphone, ni dans mon Cloud. »
Aujourd’hui, cette confiance a été récompensée. Les preuves l’ont innocenté. Et ceux qui l’ont désigné du doigt sans preuve devront peut-être un jour répondre de leurs propres excès.
La vérité était là, personne n’a voulu la croire
Le 22-23 juin 2026 restera comme le jour où la justice camerounaise, grâce à l’expertise rigoureuse du professeur Georges Bell Bitjoka et à la persévérance du tribunal militaire, a choisi la raison contre la rumeur, la preuve contre l’accusation facile.
Justin Danwe avait avoué. Mais on a préféré chercher un commanditaire fantôme. Aujourd’hui, les téléphones parlent. Et ils disent une chose simple : Jean Pierre Amougou Belinga est innocent.
Belgocam21 salue le travail des enquêteurs et suit avec attention les derniers jours des débats. Le 22-23 juin 2026, ce ne sera pas seulement la fin d’un procès. Ce sera peut-être la naissance d’une nouvelle ère pour la justice camerounaise : celle où la technique éclaire là où les passions aveuglent.
Guy EKWALLA
Affaire à suivre sur Belgocam21.







